INTRODUCTION
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont commencé à bombarder l’Iran, causant parmi la population civile un nombre croissant de morte.es et de blessé.es. Ont été également visés des quartiers
résidentiels, des hôpitaux, des raffineries, des usines, des infrastructures vitales, etc.
Il est maintenant prouvé que les soi-disant “frappes chirurgicales” sur des objectifs purement politiques et/ou militaires n’étaient qu’un grossier mensonge.
Même si une trêve fragile a été décrétée le 8 avril, rien n’est pour autant réglé, et les bombardements peuvent redémarrer à tout moment.
Ce déluge de feu venu du ciel a été utilisé par la République islamique d’Iran comme argument pour renforcer la répression contre une population ayant déjà déploré en janvier au moins 30 000 mort.es et plus de 54 000 arrestations. Une nouvelle vague d’exécutions capitales est est en cours.
Une pollution record et aux effets durables, frappe les êtres vivants, l’air et l’eau.
Des décennies seront nécessaires pour réparer les dégâts causés aux habitations et aux infrastructures.
Cette guerre a également des conséquences sociales dramatiques pour les populations civiles qui doivent faire face à toutes les pénuries, à l’accélération de l’inflation à des pertes d’emplois et de
salaires. Les femmes sont particulièrement touchées.
La démocratie ne peut être l’œuvre que des peuples eux-mêmes
En Iran comme ailleurs, la démocratie ne peut pas être instaurée par en haut à coup de missiles et de bombes, puis par des “sauveurs suprêmes” arrivant dans les fourgons d’armées étrangères. Elle ne
peut résulter que d’un processus social et politique se développant au sein du pays.
Un préalable est l’arrêt immédiat de la guerre et la chute d’un régime détesté par plus de 80 % de la population. La République islamique d’Iran doit être renversée par les peuples d’Iran, qui depuis
des années ne cessent de lutter pour leur émancipation. C’est à eux que doit revenir de juger les dirigeants du régime actuel.
Pour les mêmes raisons, nous condamnons le génocide à Gaza et l’intervention militaire israélienne
au Liban.
En ce qui concerne l’Iran, nous apportons notre soutien aux iranien.nes et iraniens se battant pour :
La libération de l’ensemble des prisonniers politiques et d’opinion ;
L’arrêt immédiat des exécutions et l’abolition de la peine de mort et de l’usage de la torture ;
La liberté d’organisation, de faire grève et de manifester ;
Le respect et le développement des droits démocratiques et sociaux, notamment ceux des femmes,
des salarié.es, des minorités nationales, religieuses et sexuelles ainsi que ceux des réfugié.es d’Afghanistan ;
L’instauration de sanctions internationales contre les dirigeants iraniens et leurs familles ;
La levée des sanctions économiques et politiques dirigées contre la population.
Nous soutenons plus particulièrement les militant.es qui, en Iran et dans la diaspora, cherchent à faire entendre les voix de celles et ceux qui luttent en Iran pour en finir avec la République
islamique d’Iran. Ils/elles luttent pour la justice sociale, l’égalité, la liberté et le droit à l’autodétermination.
Ils/elles se battent pour un avenir défini du bas vers le haut par les intéressé.es eux/elles même. Un avenir reposant sur l’auto-organisation de la population.
Nous partageons leur opposition aux monarchistes qui, autour de Reza Pahlavi, se présentent comme une alternative à la République islamique.
Leur programme autoritaire et ultralibéral, est en totale contradiction avec les revendications sociales et démocratiques portées par la jeunesse, les femmes, les travailleur.euses et les minorités
nationales et sexuelles.
Lors de cette réunion publique nos quatre organisations ont tout d’abord pris successivement la parole.
Sont ensuite intervenu.es :
Leila Hosseinzadeh, militante iranienne, ancienne prisonnière politique,
Lana Sadeq, Palestinienne de Cisjordanie, de l’association ‘Forum Palestine Citoyenneté’,
Gilbert Achcar, originaire du Liban, professeur à SOAS (Université de Londres),
La parole a enfin été donnée aux personnes présentes dans la salle.
L’ensemble de cette réunion fait l’objet d’une vidéo accessible à l’adresse suivante.
http://www.iran-echo.com/videos/contre_geurre_video.mp4
On trouve également sur le site de SSTI une transcription des 8 premières interventions à l’adresse :
http://www.iran-echo.com/echo_pdf/10042026_dossier.pdf
CGT : https://www.cgt.fr/
Union syndicale Solidaires : https://solidaires.org/
FSU : https://fsu.fr/
Solidarité socialiste avec les travailleurs en Iran (SSTI) : http://www.iran-echo.com/
Maryline Ricci et Patricia Grillo