Le 6 mai prochain, Jean-Eudes Gannat a de nouveau rendez-vous au tribunal correctionnel d’Angers. On ne compte plus ses comparutions devant cette juridiction pour ses activités militantes : diffamation, participation à des violences, etc. Difficile également de recenser toutes ses déclarations racistes que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur les ondes de Radio Courtoisie. Cette fois-ci, ce sont des faits de racisme et de provocation à la haine qui lui vaudront de comparaître.
En novembre 2025, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il s’en prenait lâchement à des réfugiés Afghans assis devant un supermarché de Segré, les présentant, entre autres, comme des « cousins des talibans ». C’est pourtant ce régime totalitaire que ces réfugiés ont fui avant d’arriver à Segré. Rappelons ici avec force que personne ne quitte de gaité de coeur son pays d’origine, sa famille, ses proches. En premier lieu, nous tenions à apporter toute notre solidarité à ces réfugiés injustement traînés dans la boue par Jean-Eudes Gannat.
Mais entre la publication de cette vidéo, les plaintes déposées par les réfugiés Afghans et le procès, un fait nouveau est intervenu dans le parcours politique de Jean-Eudes Gannat : il a été élu au conseil municipal de Segré-en-Anjou-Bleu. Si nous savons que les près de 22 % des suffrages obtenus par sa liste ne sont pas tous le fait d’un vote d’adhésion à son idéologie, nous nous inquiétons de l’implantation durable de l’extrême droite radicale et raciste sur ce territoire.
Vigilance et initiatives syndicales antifascistes 49 et les organisations que nous représentons ne laisseront pas le nord-anjou devenir une « tâche brune » comme l’appelle de ses voeux Jean-Eudes Gannat, sans masquer sa filiation avec les chemises brunes des fascistes italiens. C’est dans cette perspective que nous organiserons le 6 juin prochain un évènement contre l’extrême droite à Noyant la Gravoyère.
Nos organisations syndicales, historiquement implantées dans le segréen, continuerons leur combat pour les droits des travailleurs et des travailleuses quelle que soit leur nationalité. Nous continuerons à nous battre pour faire entendre que l’extrême droite est le pire ennemi des travailleurs et des travailleuses, qu’elle n’a jamais défendu leurs intérêts. VISA 49 rappelle avec force que le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.
Nous porterons donc une attention particulière au rendu de ce procès et continuerons à nous mobiliser, à Segré, en Maine-et-Loire et ailleurs, pour faire reculer les idées de haine portées par l’extrême droite et porter haut et fort nos valeurs d’entraide, de solidarité et notre combat pour l’émancipation des travailleurs et des travailleuses du monde entier.
Angers le 5 mai 2026