A Grenoble : rassemblement Sos Tout-Petits avec un service d’ordre fasciste.

Le samedi 7 février, l’association catholique SOS tout-petits organisait une prière publique devant l’hôpital de La Tronche afin de « commémorer » les « 7 millions d’enfants morts » depuis la légalisation de l’avortement. Les pros-vie, tels qu’ils se nomment eux-mêmes pour atténuer le caractère nauséabond et mortifère de leurs revendications anti-avortement et anti-choix, organisent régulièrement des manifestations publiques (…) afin de culpabiliser et de déstabiliser les femmes venues avorter. Pour assurer le bon déroulement de ces obscénités dans l’espace public, SOS tout-petits fait appel à (…) des groupuscules d’extrême droite tels que le FNJ (« Front National de la jeunesse ») ou les JI (« Jeunesses Identitaires »).(…) Ainsi sont-ils venus de Lyon et de Chambéry grossir les rangs des fascistes locaux, portant à une quarantaine de tristes individus l’ « Amicale » de SOS Tout-petits, fièrement à genoux au milieu des Croix celtiques et autres symboles. Cette « alliance » entre l’association SOS Tout-petits et les groupes fascistes n’est certainement pas une simple alliance de circonstances (…).

Une centaine de contre manifestants est parti en cortège pour s’assurer que les fascistes ne s’adonnaient pas à leur sport préféré (la « ratonnade »), mais aussi afin de leur signifier clairement qu’ils trouveront, à Grenoble, une résistance active. Les fascistes ont trouvé refuge dans le supermarché sous une pluie de projectiles. La BAC (« brigade anticriminelle ») est très vite intervenue. La complicité policière aux groupes d’extrême droite s’est finalement soldée par un contrôle d’identité humiliant et agressif d’une trentaine d’antifascistes et l’interpellation de quatre d’entre eux. Tous ont été contraints, après avoir été copieusement matraqués, de rester assis dans des flaques d’eau pendant trois quarts d’heure environ. Ce que les fascistes n’ont pas pu faire, la police l’a fait pour eux. Jusqu’où peut-on parler d’un simple soutien tacite de la part de la police ?

L’une des personnes interpellées est encore en garde à vue à cette heure, les autres sont sorties, mais sous le coup de chefs d’inculpation lourds, et placées sous contrôle judiciaire.

Solidarité avec les inculpés

d’après : IndymediaGrenoble

 

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