L’avocat d’Hervé Novelli a annoncé l’engagement de poursuites en diffamation à l’encontre de France 3 Centre suite à la diffusion d’un reportage sur le passé politique du secrétaire d’état chargé du commerce et sur son ancienne proximité avec l’UIMM, l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie, ébranlée par un scandale financier en 2008.
Pourtant, le parcours politique d’Hervé Novelli est notoirement connu.
Il commence par militer à l’extrême droite à la Fédération des étudiants nationalistes (1962-1964), à Occident (1964-1968), puis à Ordre nouveau (1969-1973), ensuite au Front national (1973-1974) et enfin au sein du Parti des Forces Nouvelles (1974-1981). Avec d’autres cadres du PFN, il rejoint le Centre national des indépendants et paysans au début des années 1980, puis l’UDF.
Il est le chef de cabinet d’Alain Madelin (son ancien compagnon d’Occident) au ministère de l’Industrie, des PTT et du Tourisme, entre 1986 et 1988. Après la défaite de la droite aux élections de 1988, ils fondent ensemble l’Institut Euro 92, qui a pour vocation de préparer l’entrée des entreprises françaises dans le Marché unique européen dont Hervé Novelli deviendra le secrétaire général.Secrétaire général du Parti républicain en 1990, puis membre du Bureau exécutif du PR présidé par Gérard Longuet – autre ancien d’Occident – en 1993, il est chargé des relations avec les Assemblées territoriales et les élus.
Avec Patrick Devedjian, ce sont donc au moins deux membres du gouvernement actuel qui ont milité activement à l’extrême droite.
VISA dénonce le fait qu’une personnalité politique s’attaque à la presse alors que celle-ci ne fait que son travail d’information. VISA constate par ailleurs que le gouvernement actuel et plusieurs de ses cabinets ministériels semblent infestés de militants ayant été formés par l’extrême droite avant de se mouler dans les partis de la droite institutionnelle.