
Faisons du 1er mars 2010, une journée historique.
http://www.lajourneesansimmigres.org/fr/
Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport de l’immigration à notre pays, en avons assez et nous élevons pour refuser catégoriquement les propos indignes des responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants.
Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale, déjà fragilisée et qui effacent une double réalité : la possibilité du vivre ensemble républicain dans les villes, les banlieues, les campagnes et la perpétuation des inégalités et des discriminations sans qu’aucun projet politique concret n’ait été présenté jusqu’à aujourd’hui pour les combattre.
Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs de l’immigration soient ainsi niés d’un trait. Et entendons par ailleurs qu’il n’appartient qu’à nous de les mettre en valeur !
Nous entendons crier haut et fort que la généralisation quasi quotidienne des préjudices et des discriminations est contraire aux valeurs de Liberté, d’Egalité, et de Fraternité de la République que nous aimons, et pour lesquelles rappelons qu’un grand nombre de nos aïeux ont combattu.
« Dignité est un mot qui ne comporte pas de pluriel » disait Paul Claudel, car il ne peut y avoir en France de citoyens de seconde zone. L’Egalité, qui nous est chère, a valeur universelle.
Le 1er mars 2010 nous appelons à une journée d’action collective historique à l’image des immigrants qui arrêtèrent de travailler et de consommer aux Etats-Unis en 2006 pour s’élever contre un projet de loi sur l’immigration répressive. Rappelons qu’ils ont eu gain de cause !
Le 1er mars 2010 : Agissons en cessant de consommer et/ou de travailler.
Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique…
Nous forgeons l’identité nationale et l’identité nationale nous construit. Nous participons à la vie du pays et le pays fonctionne avec nous tous.
Pour la première fois en France, nous décidons de ne pas participer à la vie de la Cité pour justement prouver que la Cité doit nous prendre en compte parce qu’elle a besoin de nous tous pour avancer.