Lors de la récente grève reconductible à la SNCF, l’extrême-droite a pratiqué la stratégie du vautour envers les grévistes cheminot-es. Les deux syndicats à l’initiative de cette grève (CGT et SUD-Rail) ont dénoncé la supercherie par un communiqué de presse commun : « Nos luttes ne sont pas récupérables ».
Visa salue cette réaction et dénonce à nouveau l’imposture social du FN.
En effet, quelques jours avant le mouvement de grève initié par la CGT et SUD-Rail à la SNCF, le FN prétendait défendre le « service public français du rail mis en péril par Bruxelles » tout en dénonçant « la responsabilité des syndicats dans la situation périlleuse » de la SNCF et leur « complicité à l’égard des gouvernements successifs ». Ce qui lui permettait de dénoncer pêle-mêle l’Europe, les différents gouvernements et les syndicats, fidèle en cela à une dénonciation pseudo « anti-système ». Peu importe également si tous les syndicats sont mis dans le même sac, alors que d’un côté CGT et SUD-Rail appelaient à un mouvement de grève reconductible, tandis que de l’autre côté, UNSA, CFDT accompagnaient la réforme du système ferroviaire.
Marquant une certaine inflexion du traditionnel discours anti-grèves, Florian Philippot a même feint de « comprendre » les cheminot-es, déclarant même ne pas vouloir « criminaliser par avance un mouvement social », tout en déclarant que « la solution n’est pas cette grève » et enfin en appelantà la création de « collectifs de défense du service public » censés supplanter les syndicats.
La vigilance antifasciste des syndicats SUD-Rail et CGT
Dans la continuité de la campagne unitaire CGT, FSU, Solidaires initiée le 29 janvier pour combattre les idées d’extrême droite, SUD-Rail et la CGT-Cheminots ont répliqué par un communiqué de presse commun – relayé sur notre site VISA (1) – précisant que « nos luttes ne sont pas récupérables ! ». En effet, que ce soit le FN mais également le site Egalité & Réconciliation – qui a repris des interviews et des images de salarié-es en lutte pour semer la confusion-, les différentes tentatives de parasitage par l’extrême-droite ont été clairement combattues par les organisations syndicales qui ont animé dans l’unité la grève. Le communiqué syndical commun se conclue d’ailleurs par un discours de lutte sans ambiguïté : « Lutter contre les offensives patronales, contre la casse des acquis sociaux et pour des services publics de qualité, c’est aussi lutter contre l’extrême droite ».
(1) http://www.visa-isa.org/content/cgt-sud-rail-nos-luttes-ne-sont-pas-recuperables