LA VIGIE : NUMERO 8

Elections municipales : la vague brune

On l’attendait, elle a parfois été moindre qu’annoncé, mais
elle a quand même été importante.
Dans l’Hérault, avant ces élections, il n’y avait qu’un maire
d’extrême droite, à Béziers. Aujourd’hui dans notre
département, il y en a au moins trois : à Béziers dès le 1er
tour, à Agde avec Aurélien Lopez-Liguori et à la Salvetat
sur Agout, dans les Hauts cantons, où sous couvert d’une
liste « Sans étiquette » les habitant.es ont élu Jacqueline
Granier, qui a soutenu activement Marine Le Pen puis Eric
Zemmour.
L’extrême droite n’est en effet pas toujours « identifiée »,
comme à Marseillan, où Bernard Chaumeil,
suppléant du député RN, a été élu sur une liste « divers
droite » menée par un maire par ailleurs condamné en
première instance.


Que dire du nombre important d’élu.es RN dans les
conseils municipaux de plusieurs villes dudépartement :
à Lattes, Lunel, Sète, Frontignan, Gignac, Valras Plage,
Mèze, Bédarieux, Mauguio, Palavas, Bessan, Servian,
Béziers.…


L’extrême droite même minoritaire dans ces villes va
développer sa manière de gérer, proposer de fausses
solutions et favoriser des alliances pour un monde encore
plus policé et antisocial.


Que dire également du développement de l’extrême droite
(RN ou UDR ciottiste) dans les 3 départements voisins de
l’ex Languedoc-Roussillon où des villes importantes ont
reconduit ou ont basculé vers des mairies brunes ? Dans
l’Aude, il y a eu Carcassonne. Dans le Gard : Beaucaire,
Vauvert, Bagnols-Sur-Cèze, St Gilles, Pont-St Esprit,
Comps et Fouques. Et dans les Pyrénées Orientales, Perpignan,
Rivesaltes, Elne, Canohès et Ille-sur-Têt.


Que dire enfin au niveau de la France métropolitaine où,
jusque-là, on comptait un peu plus d’une dizaine de villes
dirigées par le RN ? Aujourd’hui nous en sommes, avec les
villes activement soutenues par l’extrême droite, à 71 (voir
encadré page suivante).