22 NOVEMBRE : un succès pour la mobilisation contre les violences
faites aux femmes, aux filles et minorités de genre
Les manifestations et les rassemblements organisés dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, filles et minorités de genre ont été un succès. Et les mobilisations ne sont pas finies puisqu’elles continueront le 25 novembre dans plusieurs territoires.
Aujourd’hui, ce sont 50 000 manifestant·es à Paris et des milliers d’autres sur les territoires qui ont pu crier haut et fort qu’il ne peut y avoir ni oubli ni silence face aux violences patriarcales et qu’il est urgent d’agir !
Nous dénonçons les charges de la Brav M sur des manifestant·es en fin du cortège parisien pour faire avancer la manifestation alors que celle-ci était arrêtée pour dénoncer l’instrumentalisation de notre manifestation par l’extrême-droite.
Tous les ans, le nombre de mobilisations augmente. Cela montre une prise de conscience dans la société de la violence machiste qui n’épargne aucune femme et aucune fille et minorité de genre. Et l’urgence à agir pour y mettre fin. Les violences sexistes et sexuelles surviennent partout, et tout le temps : dans nos espaces familiaux, sur nos lieux de travail et d’études, dans l’espace public, dans les transports, dans les établissements de soin, les cabinets gynécologiques, dans les maternités, dans les ateliers des chaînes
d’approvisionnement des multinationales, les commissariats, les centres de rétention, dans les milieux du théâtre, du cinéma, du sport, en politique… Dans tous les milieux sociaux. Elles trouvent racine dans le patriarcat et se situent au croisement de plusieurs systèmes d’oppressions.
L’impunité des agresseurs, considérable encore aujourd’hui, doit être absolument combattue.
Les pouvoirs publics doivent débloquer d’urgence le budget nécessaire de 3 milliards d’euros qui permettent de lutter efficacement contre ces violences. La coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles propose plus de 140 mesures qui permettent d’apporter une réponse globale
et cohérente à ce problème massif. Nous ne pouvons plus attendre et continuer à compter les victimes et à compter nos mortes !
Les organisations féministes et syndicales exigent :
· Une loi-cadre intégrale contre les violences, comme en Espagne. · 3 milliards d’euros nécessaires pour la
mettre en oeuvre
· Une Éducation à la Vie Affective Relationnelle et à la Sexualité (EVARS) effective partout · L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent les victimes et assurent l’éducation populaire sur les questions de violences et d’égalité femmes-hommes.
Alors que quatre féminicides ont été perpétrés en 24h, la lutte contre les violences faites aux femmes est plus que jamais indispensable. Nous serons encore mobilisé·es le 25 novembre et à chaque appel pour nos droits, pour l’égalité, contre les violences sexistes et sexuelles et contre l’extrême-droite.
Grève Féministe