Le résultat était prévisible : le Front National a remporté les élections européennes en France, sur fond de politique d’austérité. Le FN totalise 25 % des suffrages, soit 4,7 millions de voix.
Ces scores confirment la progression constante du FN et la banalisation des idées d’extrême droite. Il s’agit d’une incontestable victoire, malgré une abstention toujours importante mais en légère en diminution.
Cependant, en Europe, l’extrême droite ne fait pas le raz de marée annoncé, notamment en Grèce et en Espagne, pays particulièrement touchés par la crise. Son score est inégal selon les pays européens.
La montée de l’extrême droite n’est donc pas une fatalité : malgré l’austérité, il est possible d’endiguer sa progression et de casser ses ambitions pour les présidentielles de 2017.
Cela dépend des ripostes sociales, dans les mobilisations et dans les urnes.
Il est encore temps pour les militants syndicaux de prendre le combat antifasciste à bras le corps.
Il est toujours temps pour les syndicalistes, dans l’unité, d’analyser, de décrypter les discours de l’extrême droite et de s’employer à démontrer qu’elle demeure le pire ennemi des salarié-es.
VISA appelle à renforcer l’unité syndicale et à organiser des rencontres intersyndicales locales pour mettre en œuvre les moyens concrets de la riposte antifasciste.
VISA se tient à la disposition des équipes syndicales, et particulièrement de celles des villes gérées par l’extrême droite, pour transmettre ses outils de lutte et en élaborer de nouveaux.
VISA appelle aussi les syndicats, associations et collectifs locaux à participer aux assises contre l’extrême droite organisées à Paris les 28 et 29 juin prochains par la CONEX (coordination nationale contre l’extrême droite).
Paris, le 27 mai 2014