Droits humains en Chine : le revers de la médaille

Le 30 avril, Amnesty International lance le J-100 avant l’ouverture des Jeux Olympiques qui aura lieu le 8 août.

A 3 mois des Jeux Olympiques, les promesses faites par la Chine d’améliorer la situation des droits humains sont loin d’aboutir. Dans le cadre du J-100, du 30 avril au 7 août, Amnesty International France souhaite intensifier sa campagne JO 2008 en lançant un ensemble d’actions dont celles concernant des syndicalistes.

A 3 mois des JO, il nous faut persévérer et insister sur l’urgence des réformes que la Chine doit mettre en place pour garantir les libertés fondamentales et réaliser la libération des syndicalistes prisonniers d’opinion dont Yao Fuxin. Amnesty International France a établi un partenariat exceptionnel avec le FSU, la CFDT et l’UNSA Education.

Au Premier Ministre de la République populaire de Chine

Monsieur le Premier Ministre,

Les 29 eme Jeux olympiques s’ouvriront le 8 août 2008 à Pékin. En 2001, l’attribution à la Chine de cette grande manifestation sportive et universelle s’était accompagnée de la part des autorités chinoises de promesses et d’engagements répétés en faveur du développement des droits humains.

Or depuis, ces promesses ne sont pas tenues : les violations des droits humains perdurent et s’aggravent.
En février 2001, la Chine a ratifié le Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels de l’ONU, mais en 2005, le Comité en charge d’examiner le rapport présenté par la Chine, suite à cette ratification, «regrette l’interdiction» par la Chine «du droit de s’organiser et de s’affilier à un syndicat indépendant» et la «prie instamment» d »amender la loi sur les syndicats afin de permettre aux travailleurs de constituer des syndicats indépendants, en dehors de la structure de la Fédération des syndicats de Chine. Cette dernière constitue la seule organisation autorisée de défense des intérêts des travailleurs. Depuis 1949, elle est sous le contrôle du Parti communiste chinois et ne sert qu’à relayer la politique du gouvernement.

De plus, la législation est constituée de lois prohibitives créant une situation qui aboutit à faire des travailleurs chinois les premières victimes de cet état de fait. Ces derniers ne bénéficient ni du droit de grève ni d’une rémunération décente, ils n’ont aucune protection sociale ni aucun recours pour s’opposer aux employeurs.

Nous vous demandons de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires pour libérer tous les syndicalistes emprisonnés et pour permettre aux travailleurs d’exercer de manière libre et entière leur droit à la liberté d’expression et d’association, notamment le droit de former des syndicats indépendants et d’organiser des manifestations pacifiques sans avoir à craindre l’emprisonnement, la détention ou la torture.

Veuillez faire en sorte que les Jeux Olympiques de 2008 ne soient pas ternis par des atteintes aux droits humains.

Respectueusement.

 

Retrouver cette pétition (et bien d’autres infos) sur le site d’Amnesty