Samedi 12 mai, le collectif Tenon fête le premier anniversaire de la réouverture du centre IVG de l’hôpital Tenon, dans le 20ème arrondissement de Paris. Cette réouverture a été obtenue après 18 mois de lutte et de mobilisation locale.
Et le collectif Tenon appelle également à s’opposer au huitième rassemblement depuis septembre 2011 des catholiques intégristes de SOS Tout-Petits, qui a fait du centre IVG une cible privilégiée. Ces derniers ont ainsi rassemblé des dizaines de grenouilles de bénitier sorties du formol mais également des jeunes gens issus visiblement des beaux-quartiers, organisé des prières de rue et des séances d’exorcisme, sous des bannières mêlant bondieuseries et photos sanguinolentes d’avortements !
Cela s’inscrit dans un combat réactionnaire pour culpabiliser les femmes, faire pression sur le personnel hospitalier et obtenir in-fine la fermeture du centre IVG, déjà menacé par la loi Bachelot. Cette offensive s’inscrit également dans un contexte plus large de retour offensif à l’ordre moral, relayé aussi bien par la droite parlementaire que par le Front national, qui malgré quelques faux-semblants, remet en cause les droits des femmes.
La préfecture de Paris joue depuis le début un jeu ambigu, tergiversant une fois sur l’autre pour les autorisations de manifester mais au total protégeant surtout les catholiques intégristes et malmenant à plusieurs reprises les manifestant-e-s pro-IVG. Malgré ces difficultés, le collectif Tenon réussit depuis le début à maintenir un cadre unitaire large rassemblant associations, syndicats (notamment de l’hôpital Tenon) et organisations politiques et à rassembler plus d’une centaine de personnes, avec des pics de mobilisations à 400 personnes. La mobilisation s’appuie sur une légitimité venant des habitant-e-s du quartier qui font majoritairement bloc avec le collectif Tenon.
VISA s’est fait l’écho régulier de cette mobilisation exemplaire sur Paris qui mêle à la fois combat pour les droits des femmes et combat antifasciste.