Airbus : 700 passagers et… 10 000 salariés sur le carreau, voici résumé le plan Gallois. Et Le Pen, le soi-disant candidat du peuple, qu’en a t-il dit ?… Rien ou presque.
A l’heure où les salariés d’Airbus se mobilisent dans tout l’Europe, les candidats qui sont favoris pour la Présidentielle, ont peu ou prou été obligés d’admettre la nécessité de l’intervention de l’Etat dans ce dossier et n’ont pas pu avaliser le plan de réduction massive des emplois concocté par l’équipe de Louis Gallois. Le leader du F.N, lui, tel Ponce Pilate, dit simplement « Laissons les gens d’Airbus essayer de trouver les solutions » et sa fille Marine sur Canal + suggère « d’inciter les banques – via leur fond d’investissement – à éventuellement participer au capital d’Airbus » (Français d’Abord 07/03/07 ). Connaissant la légendaire fibre sociale des fonds d’investissements bancaires, les salariés d’Airbus et les sous-traitants condamnés ont du souci à se faire face à de telles propositions …
En fait, confronté à une mobilisation ouvrière européenne de grande ampleur contre les choix de la Direction d’Airbus, le candidat Le Pen est tétanisé : il ne peut critiquer ouvertement les salariés qui, par delà des frontières, luttent pour leur emploi, mais ses rodomontades nationalistes ne pèsent en rien face aux choix des capitalistes avionneurs européens. Face à cet enjeu concret et d’une actualité brûlante, le roi de St Cloud est nu : Il serait prudent que les salariés-citoyens-électeurs d’Airbus (et d’ailleurs) s’en détournent et imposent au (à la) futur(e) élu(e) des solutions conformes à leurs intérêts .